Entre le 12 et le 17 juin, Ndanga Mundi a dirigé cinq matchs officiels en l’espace de six jours, dans trois villes différentes : Douala, Limbe et Yaoundé. Un enchaînement effréné, symptomatique d’un recours excessif à certains arbitres pour pallier les défections ou le désengagement de collègues en colère.
Un rythme intenable
Voici le détail de cette course contre la montre :
Jeudi 12 juin à Douala : Avion FC vs Bafmeng United
Samedi 14 juin à Limbe : Elecsports vs Legends
Dimanche 15 juin à Yaoundé : Canon vs Aigle du Moungo
Lundi 16 juin à Yaoundé : AS Fortuna vs PWD
Mardi 17 juin à Limbe : Victoria United vs Union
Ce rythme contrevient gravement aux normes internationales. Selon les recommandations de la FIFA, un arbitre central doit observer au moins 48 heures de repos complet entre deux rencontres, afin de garantir sa fraîcheur physique et mentale.
Or, dans ce cas précis, Ndanga Mundi a officié trois matchs en trois jours consécutifs, avec à la clé plusieurs centaines de kilomètres parcourus en un temps record.
Des conséquences pour tout le football camerounais
Ce surmenage, au-delà du risque de fatigue et d’erreurs d’arbitrage, soulève une question de fond : l’arbitrage camerounais est-il sacrifié pour masquer une crise plus profonde ?
En effet, depuis la menace de grève, certains arbitres ont été écartés ou remplacés dans l’urgence, souvent sans respect des standards professionnels. Le recours intensif à quelques éléments disponibles, comme Ndanga Mundi, montre une désorganisation préoccupante et met en péril l’intégrité des compétitions.
Une réponse attendue des instances
Si la performance de Ndanga Mundi force le respect, elle ne saurait devenir un exemple à suivre. Les instances dirigeantes, notamment la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT) et la Commission Centrale des Arbitres, doivent apporter une réponse structurelle à la crise actuelle : paiement immédiat des primes dues, meilleure planification des désignations, et respect strict des normes de repos.
Le football camerounais ne peut se permettre de fragiliser un pilier aussi essentiel que l’arbitrage, sans en payer le prix, sur le terrain comme en dehors.



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