L’histoire retiendra qu’il a fallu un doublé face au Rayo Vallecano (3-0) pour que le trône de Samuel Eto’o à Majorque change de mains. Mais au-delà des chiffres; 55 buts pour Muriqi contre 54 pour le Camerounais, c’est une séquence chargée d’émotion qui anime désormais la chronique des Baléares : l’échange de respect entre l’ancien et le nouveau roi.
Peu après avoir vu son record de 22 ans s’effondrer, Samuel Eto’o, actuel président de la FECAFOOT, a tenu à saluer son successeur. À travers une vidéo personnalisée, la légende africaine a félicité l’attaquant kosovar, un geste qui a profondément touché le nouveau recordman. Interrogé sur cette attention particulière, Vedat Muriqi n’a pas caché son immense fierté. Pour celui que les supporters surnomment le « Pirate », recevoir les honneurs d’une telle icône relève presque du rêve :« Je ne m’y attendais pas. Merci beaucoup, surtout venant d’une vraie légende comme Samuel Eto’o. Je sais qu’il a fait un énorme travail ici, et tout le monde connaît la carrière qu’il a eue ensuite. Je le remercie sincèrement d’avoir pris de son temps pour enregistrer cette vidéo. » L’attaquant a ensuite confié, avec une sincérité désarmante, le chemin parcouru :« Cela fait 15 ou 16 ans que je suis professionnel. Si on m’avait dit il y a 15 ans qu’un jour Samuel Eto’o allait m’envoyer une vidéo, j’aurais dit que c’était impossible, une blague. Et pourtant, aujourd’hui, on est là. »
Malgré le prestige de la distinction, Muriqi a tenu à partager ce moment historique avec l’ensemble du club. Pour lui, ces 55 unités en Liga sont le fruit d’un environnement unique : Ses coéquipiers pour le travail de l’ombre sur le terrain, les supporters et le club : Pour le soutien indéfectible à Son Moix et l’île de Majorque : « Sans vous, il aurait été impossible d’en arriver là », a-t-il conclu.
Vingt-deux ans après le départ d’Eto’o pour Barcelone, une page légendaire se tourne aux Baléares. Si le record appartient désormais à Muriqi, l’élégance de Samuel Eto’o prouve que les grands buteurs, au-delà des statistiques, partagent un même ADN : celui de la classe mondiale.



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