Vanister interview

Vanister : « Le Maroc est prêt pour la CAN 2025 et le Cameroun sera champion »

En prélude à la prochaine CAN organisée au Maroc, la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) a présenté les infrastructures et l’organisation en vue de cette compétition à plusieurs journalistes, influenceurs et créateurs de contenu venus d’Afrique et du monde.
Parmi eux, l’artiste et influenceur camerounais Enama Fidèle, plus connu sous son nom d’artiste Vanister, a partagé ses impressions sur le Royaume chérifien, la CAN à venir et son expérience durant ce séjour.

Nous vous proposons l’intégralité de l’entretien :

Vanister, quelles ont été tes premières impressions en participant à ce média tour au Maroc ?

Alors, mes premières impressions, c’était de constater le côté marketing, branding et communicationnel du Maroc. J’ai trouvé ça très ingénieux de sa part et puis c’est pour moi une façon de s’affirmer et de se positionner, de se placer en pôle position, en tant que pays émergent en Afrique. Parce que le Maroc n’a pas eu peur de se montrer via l’implication des journalistes, artistes et influenceurs.

Qu’est-ce qui t’a le plus marqué lors des visites, notamment dans les infrastructures sportives comme les stades et complexes ?

Ce qui m’a marqué, c’est que je me suis rendu compte, vu que c’était ma première fois au Maroc, je me suis que ce pays n’a rien à envier aux autres pays d’Europe et d’Amérique que nous avons visités jusqu’ici.
Parce que sur le plan infrastructurel, le Maroc est hautement compétitif sur à l’échelle international.
C’est quelque chose que moi, personnellement, je ne savais pas.Et quand je parle d’internationalement compétitif, je parle par exemple de la beauté, du standard ou même du standing de ces infrastructures, notamment sportives, comme le Complexe Sportif Prince Moulay Abdellah que nous avons visité toujours à Rabat. Il est impressionnant.

Comment compares-tu les installations marocaines avec celles que tu as déjà vues au Cameroun ou ailleurs en Afrique ?

Moi j’éviterais honnêtement de faire des comparaisons allant dans ce sens entre pays africains. Mais je pense que le Maroc est en train de montrer un bel exemple aux yeux du monde, que l’Afrique est capable de faire des choses dont elle peut être fière et par lesquelles monde peut être impressionné.

Penses-tu que ce média tour était une bonne initiative pour préparer la CAN et mettre les créateurs de contenu au centre de l’événement ?

Alors, je pense bien évidemment que oui. C’est une grosse opportunité pour toute personne. Une grosse opportunité pour toute personne ayant une conscience honnête, pour toute personne qui a ce désir-là d’évoluer, de conquérir un nouveau public, de connaître de nouveaux paysages, de nouveaux visages et des univers dynamiques.
Quand je parle d’univers dynamiques, je parle d’univers qui sont autres que ceux dans lesquels nous avons l’habitude d’évoluer. Oui, c’est une belle initiative, une belle opportunité pour les influenceurs.

En tant qu’influenceur camerounais, quel message souhaites-tu transmettre à ta communauté à travers cette expérience ?

Ce que je peux leur transmettre comme message c’est que la CAN au Maroc sera top, sera top.

Quelles leçons ou inspirations retiens-tu de ce séjour pour ton travail dans le domaine du digital et du sport ?

Ce que je retiens comme leçon, c’est qu’il faut être courageux et quand on part de chez soi, il faut se considérer comme un inconnu. À partir du moment où on se sent comme un inconnu, si on veut être connu, dans la nouvelle terre dans laquelle on se trouve, il faut se déployer. Il faut enlever la casquette de star, d’influenceur que l’on a chez soi et se dire… là je vais quelque part où on ne me connaît pas. Et je ne dois pas avoir honte de chercher à me faire connaître et de conquérir un nouveau public.

Selon toi, quel impact ce genre d’initiative peut avoir sur l’image de la CAN et sur la promotion du football africain ?

L’impact est tout à fait direct à mon sens parce que ce genre d’initiative permet de toucher des personnes qui n’étaient peut-être pas intéressées par le pays, qui avaient peut-être des a priori ou des préjugés. Quand ces gens voient comment leurs compatriotes, influenceurs, artistes, leurs idoles sont traités, ça peut leur donner envie de s’intéresser davantage au pays destinataire. Ça peut également leur donner envie de s’intéresser à la CAN, parce qu’elle est organisée dans ce pays, et surtout de lever le voile des préjugés et a prioris. Oui cette initiative est extrêmement impactant en mon sens.

Comment as-tu vécu l’échange et la collaboration avec les autres journalistes et influenceurs venus de différents horizons ?

C’était magnifique, même si je dois reconnaître que c’était difficile, parce que ce qu’on appelle influenceur, ça manque beaucoup d’humilité. Ça manque beaucoup d’humilité et lucidité. C’est vrai, c’est des jeunes pour la plupart il faut être patient avec eux. Mais dans l’ensemble, ça a été magnifique parce qu’il n’y a pas eu de querelles, à aucun moment il n’y a eu de prise de tête ce qui est humain. Comme m’avait dit un jour Didier Kouamo (journaliste camerounais, NDLR), partout où il y a vie, il y a conflit. Donc l’expérience était à 98% magnifique dans la collaboration avec les autres.

Y a-t-il une anecdote ou un moment fort que tu aimerais partager avec nous de cette aventure au Maroc ?

Alors, ce que je peux raconter comme anecdote, c’est que je suis arrivé au grand stade de Marrakech et j’ai fait une magnifique vidéo avec des Tanzaniens qui sont très, très, très suivis et qui font du foot un tout petit peu au ralenti et de manière très comique. Et après cela, j’ai fait une improvisation dans laquelle s’est invité un influenceur marocain qui s’appelle Ayub Logic. Et pendant que j’étais en train d’improviser, je lui disais, moi je pense que c’est le Cameroun qui va gagner la CAN et puis il me dit, non, le Cameroun va perdre comme d’habitude. Et j’ai répliqué en bon Camerounais en lui posant la question de savoir le Maroc a combien d’étoiles sur son maillot il dit une étoile j’ai dit tu as dit qu’on va perdre comme d’habitude je pense que c’est toi qui as perdu l’habitude de compter. Donc c’était magnifique, drôle, c’était Camerounais ça.

Enfin, quel serait ton souhait ou recommandation pour les prochaines éditions de ce type de média tour ?

Le souhait que j’ai, c’est que ce soit à la même hauteur ou à la limite, plus Parce que espérer plus, c’est vraiment être un rêveur. Je le dis parce que ce que le Maroc est en train de faire avant la CAN, Ça nous renseigne déjà sur ce qui va se passer pendant la CAN, parce que déplacer plus de 400 journalistes et influenceurs, incluant les artistes qui sont logés dans des 5 étoiles, qui sont nourris, qui ont petit-déjeuner, déjeuner, dîner, et qui sont transportés dans toutes les destinations vers lesquelles ils voudraient se rendre, c’est du grand art. Et ce que je peux souhaiter aux autres pays qui l’organiseront après le Maroc, c’est de ne peut-être pas faire le même investissement, parce que les moyens ne sont pas les mêmes, mais de faire un peu de créativité et de jugeote pour pouvoir, n’est-ce pas, la rendre plus belle que ce que nous allons vivre ici au Maroc car la CAN au Maroc sera top sera top.

Quelle sera pour toi la meilleure affiche en finale de la CAN 2025 et qui sera vainqueur ?

La meilleure affiche serait Cameroun vs Côte d’Ivoire. C’est ce que je souhaite et c’est ce qui va certainement arriver. Le vainqueur sera le Cameroun.

Plus de lecture

Post navigation

Laisser un Commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *