La tension était déjà palpable dans les tribunes, mais la Confédération africaine de football (CAF) vient d’ajouter un nouvel ingrédient au chaudron : l’arbitrage. À quelques heures du quart de finale opposant le Cameroun au Maroc, un véritable scandale a éclaté autour du corps arbitral désigné.
Initialement, c’est l’Égyptien Amin Omar qui devait officier comme arbitre central du match. Surprise : suite à une protestation de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), la CAF a décidé, à la dernière minute, de le remplacer par le Mauritanien Dahane Beida. Une décision prise dans la précipitation qui n’a pas manqué de susciter colère et incompréhension côté camerounais.
Si le timing du changement a déjà créé la controverse, certains médias locaux et observateurs évoquent un possible lobbying de la FRMF pour influencer la désignation arbitrale. Le fait que ce remplacement survienne juste avant le coup d’envoi alimente la thèse d’un favoritisme potentiel.
Dans les réseaux sociaux camerounais, les supporters n’ont pas caché leur frustration. Pour eux, la CAF cède trop facilement à la pression, au risque de ternir l’image de neutralité des arbitres dans les matchs décisifs.
Cette polémique ne tombe pas du ciel. Déjà lors de la victoire du Maroc contre la Tanzanie, des décisions arbitrales discutables, notamment un penalty refusé, avaient suscité des critiques de partialité. Cette répétition de situations litigieuses pose une question légitime : la CAN est-elle vraiment protégée contre les influences extérieures ? Avec Dahane Beida en tant qu’arbitre central et une équipe VAR ajustée à la dernière minute, le match Cameroun – Maroc se joue dans une atmosphère électrique, où chaque décision arbitrale sera scrutée à la loupe.
Pour les Camerounais, il faudra non seulement vaincre le Maroc sur le terrain, mais aussi survivre à l’arbitrage polarisé. Pour le Maroc, l’heure est à confirmer que le changement de dernière minute ne sera pas une excuse pour les critiques.



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