Face à la controverse, Stéphane Foko Kamga, président de la Commission Centrale des Arbitres (CCA), a tenu à clarifier la situation lors d’une récente sortie médiatique. Il s’est exprimé sans détour sur les critiques visant l’officiel et a rappelé le contexte dans lequel ces désignations ont été effectuées.
« S’il n’était pas satisfaisant, pourquoi il continuerait à arbitrer ? »
Dans une déclaration aussi directe que défensive, Foko Kamga a d’abord voulu recadrer les critiques sur les performances de Ndanga Mundi :
« Si nous ne sommes pas satisfaits, pourquoi il joue d’autres matchs ? Expliquez-moi. Maintenant comme tout autre arbitre ou comme tout autre footballeur, il commet des erreurs. Mais maintenant est-ce que les erreurs qu’il commet, il les répète et il les répète je veux savoir. »
Répondant à l’un des faits les plus décriés, un penalty sifflé à Limbe lors d’un match controversé, le président de la CCA a pris le soin d’apporter une justification technique :
« Je veux prendre le cas du match qui s’est joué à Limbe. Dans le commun du mortel, tout le monde sait que lorsqu’une main est dans le dos, il y a pas faute. Mais je veux vous rappeler que la main était comme ça [il montre le geste lui-même, ndlr] et dans le domaine de l’arbitrage, on appelle ça le grossissement du corps. Le joueur n’a pas le droit de grossir son corps. Donc lorsque vous mettez la main comme ça et que le ballon tape c’est un penalty. »
Et d’ajouter, dans un ton quelque peu critique envers le public et les médias :
« Mais comme le public ne peut pas comprendre, comme vous-même les journalistes vous ne pouvez pas comprendre, moi je vous comprends, c’est normal. Critiquer pour moi c’est une bonne chose mais après celui qui doit critiquer l’arbitre, c’est le technicien de l’arbitrage. »
Pourquoi Ndanga Mundi a-t-il officié autant de matchs ?
Les interrogations ont également porté sur le rythme effréné de l’arbitre, qui a dirigé 5 matchs en seulement 6 jours, dans trois villes différentes. Une fréquence jugée excessive, voire inhabituelle. Là encore, le président Foko Kamga a voulu clarifier :
« Je vais vous expliquer pourquoi sur cette période, Ndanga Mundi a joué beaucoup de matchs comme tout le monde. Huit matchs de championnat, c’est 16 arbitres utilisés pour une journée, 8 arbitres et 8 quatrièmes, ça fait 16 arbitres, on est d’accord. On prend 16 assistants, ça fait 32 arbitres qu’il faut utiliser. »
Il poursuit en exposant un contexte logistique contraignant, dû à un stage technique encadré par la FIFA :
« La liste des arbitres de ligue 1 [MTN Élite One, ndlr] ils sont 55, arbitres et assistants mélangés. (…) Pendant le stage qui se déroule en une semaine, il y avait 30 arbitres qui étaient convoqués. Nous avons 55 arbitres, vous enlevez 30, il reste 25 et vous enlevez 8 grévistes, il reste pratiquement 17 et on a besoin de 32 arbitres. »
Dans ces conditions, l’option de désigner plusieurs fois les mêmes arbitres s’est imposée :
« Si vous avez 17 arbitres disponibles pour 32, ça veut dire qu’une journée va se jouer avec 17 arbitres et ils doivent bisser. C’est pour ça qu’il y avait des journées où des arbitres jouaient un match et allaient rebisser parce que 30 arbitres étaient en stage. »
Et de conclure, en appelant à une lecture plus objective des faits :
« C’est pour ça que Ndanga Mundi, il pouvait répéter des matchs comme toutes les autres personnes pouvaient les répéter, est-ce qu’on se comprend maintenant ? Comme je vous l’ai dit, le problème a été vu sous un mauvais angle. »
Un débat encore ouvert
Si les explications du président de la CCA permettent de mieux cerner les contraintes opérationnelles ayant pesé sur l’organisation des dernières journées, elles ne suffisent pas à éteindre complètement les critiques, tant les décisions prises sur le terrain ont parfois laissé place au doute.



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