FECAFOOT : Serge Branco accuse Joseph Antoine Bell et défend Samuel Eto’o

FECAFOOT : Serge Branco accuse Joseph Antoine Bell et défend Samuel Eto’o

À l’approche de la prochaine élection à la FECAFOOT, les voix s’élèvent et les accusations pleuvent dans le paysage du football camerounais. Après les critiques virulentes de Joseph Antoine Bell sur la gestion de Samuel Eto’o et sur la gouvernance sportive au Cameroun, c’est désormais l’ancien international Serge Branco qui entre dans l’arène avec une sortie explosive qui risque d’enflammer encore plus le débat.

Alors que Joseph Antoine Bell dénonçait récemment le manque de compétence managériale des anciens footballeurs et pointait du doigt les dérives du système : tripatouillage des âges, magouilles internes et blocages structurels, Serge Branco, ancien Lion Indomptable et soutien de Samuel Eto’o adopte une posture inverse et n’hésite pas à cibler directement l’ancien gardien des Lions indomptables.

« Je ne vois aucun concurrent réel d’Eto’o »

Dans un contexte où plusieurs acteurs du football accusent Samuel Eto’o d’avoir verrouillé le processus électoral, Branco réagit frontalement : « J’entends dire ces derniers jours que Samuel Eto’o a éliminé tous les potentiels candidats. Où sont ces concurrents là ? Je ne vois personne. Pour être président de la FECAFOOT, il faut avoir les moyens. Les autres présidents étaient des jongleurs. C’est pour ça que ça ne marchait pas. »

Selon lui, le manque de candidats crédibles ne serait pas le résultat d’un système verrouillé, mais plutôt d’un déficit de moyens et de leadership chez ceux qui prétendent vouloir diriger la Fédération.

Une accusation choc contre Joseph Antoine Bell

Mais la déclaration la plus surprenante et la plus polémique concerne directement Joseph Antoine Bell. Alors que ce dernier s’est présenté comme une voix morale, critiquant la gouvernance d’Eto’o et affirmant que « le foot n’a pas voulu de Bell », Serge Branco avance une accusation lourde : « Joseph Antoine Bell a touché 25 millions FCFA de Samuel Eto’o pour le soutenir pour sa candidature à la présidentielle de la FECAFOOT il y a quatre ans. »

Une affirmation explosive qui, si elle n’est pas étayée, suffit toutefois à relancer les spéculations sur les relations internes et les jeux d’influence autour de la FECAFOOT. Elle vient surtout contredire le discours tranchant de Bell, qui se présentait comme l’un des rares à dénoncer les dérives et à refuser les compromissions.

Une bataille d’anciens internationaux qui expose les fractures du football camerounais

Ces sorties médiatiques contrastées révèlent une fracture profonde entre plusieurs figures historiques du football camerounais.
D’un côté : Joseph Antoine Bell, très critique, prône une gouvernance renouvelée, dénonce les tripatouillages et fustige un système qu’il estime gangrené. Serge Branco, lui, défend Samuel Eto’o et accuse ouvertement certains détracteurs d’Eto’o de nourrir des frustrations personnelles.

L’échange de piques entre anciens internationaux illustre une fois de plus le climat de tension, de défiance et de crédibilité fragilisée qui entoure la FECAFOOT depuis des années.

Alors que l’élection approche et que les polémiques s’enchaînent, une chose est certaine : le débat sur la gouvernance du football camerounais est loin d’être clos. Et chaque nouvelle déclaration, chaque accusation ou contre-attaque semble ajouter une couche supplémentaire à un feuilleton déjà brûlant.

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