La crise autour d’Éclair Football Filles de Sa’a prend une tournure de plus en plus explosive. Alors que la FECAFOOT pensait calmer les tensions en suspendant le bureau dirigé par Christian Onana et en installant un comité provisoire de gestion, la famille Mvogo vient de relancer les hostilités avec une sortie qui risque d’envenimer davantage la situation.
Depuis plusieurs jours déjà, la famille Mvogo revendique la paternité du club, un héritage qu’elle estime lui revenir de droit après le décès du fondateur. Dans une correspondance adressée au Secrétaire général de la FECAFOOT et datée du 10 février 2026, elle conteste frontalement la légitimité du comité provisoire mis en place par l’instance faîtière du football camerounais. Pour la famille Mvogo, la décision de la FECAFOOT ne constitue pas une solution, mais plutôt une aggravation du conflit interne qui secoue le club. Elle estime que ce comité provisoire, bien que présenté comme une mesure transitoire, n’est ni opportun ni capable de résoudre le problème de fond qui oppose les différentes parties.
Au cœur de cette affaire, deux camps s’opposent désormais ouvertement : d’un côté, Christian Onana, dont le bureau a été suspendu par la fédération ; de l’autre, la famille Mvogo, qui conteste depuis longtemps la gestion du club et réclame la reconnaissance de ses droits historiques sur Éclair Filles de Sa’a. La FECAFOOT, en tentant de jouer le rôle d’arbitre, se retrouve désormais au centre des critiques. La famille Mvogo demande clairement la levée du comité provisoire de gestion, estimant que cette décision empêche le club de fonctionner normalement en attendant l’issue des procédures en cours devant les organes compétente.
Pendant que les dirigeants se livrent à une bataille administrative et juridique, ce sont les joueuses et le projet sportif qui en paient le prix. La situation a déjà eu des conséquences concrètes. Pour la première journée de Guinness Super League, Éclair Filles de Sa’a n’a pas effectué le déplacement au Centre technique de la FECAFOOT à Odza pour affronter Dja Sport Académie. Le bureau suspendu de Christian Onana avait accusé la fédération de ne pas avoir établi les licences des joueuses, malgré les démarches entreprises. Une accusation qui illustre l’ampleur du malaise et laisse planer un sérieux doute sur la capacité du club à poursuivre la compétition dans des conditions normales.
Avec cette nouvelle sortie de la famille Mvogo, l’affaire Éclair Filles de Sa’a semble entrer dans une phase encore plus tendue. Entre revendications familiales, décisions fédérales contestées et luttes d’influence, le club se retrouve au cœur d’un imbroglio qui dépasse désormais le simple cadre sportif. Une chose est certaine : tant qu’aucune solution consensuelle ne sera trouvée, Éclair Filles de Sa’a risque de rester prisonnier d’un conflit qui menace non seulement sa stabilité institutionnelle, mais aussi son avenir sportif.




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