Gare Casa Voyageurs, dimanche 31 août 2025. Il est 10 heures. Dans moins de 30 minutes, le train Al Boraq s’apprête à quitter Casablanca, direction Tanger. À l’extérieur, l’ambiance est effervescente. Des familles pressées traversent le hall à grandes enjambées, valises en main, certaines avec des enfants qui courent pour ne pas manquer l’embarquement. D’autres voyageurs, plus calmes, profitent de quelques minutes pour s’installer au café de la gare. L’annonce du départ retentit dans les haut-parleurs : ce sera le troisième train de la journée sur cette ligne stratégique.

Après le contrôle des billets, l’accès au quai est simple et rapide. Le personnel oriente les passagers vers leurs voitures respectives. Une fois à bord, on découvre un cadre moderne et accueillant. En première classe comme en seconde, les wagons respirent le confort. Les sièges spacieux permettent de voyager sereinement, et chaque place est équipée de prises électriques, un atout indispensable pour recharger téléphones, ordinateurs et appareils photos.
L’intérieur reflète une grande diversité : des cadres marocains profitant du week-end pour rejoindre Tanger, des familles revenant de vacances estivales, mais aussi des visiteurs étrangers curieux de découvrir le royaume. Le calme règne, ponctué par les conversations en arabe, en français et parfois en anglais. Le train dispose également d’un wagon-restaurant et du Wi-Fi, permettant de travailler, se restaurer ou simplement se détendre pendant le trajet.
À 10h33 précises, le train démarre. La ponctualité est l’une des marques de fabrique de ce service. Rapidement, les paysages marocains défilent à grande vitesse. Depuis la fenêtre, on aperçoit d’abord la sortie de Casablanca, avec ses quartiers modernes et ses zones industrielles, avant de rejoindre des plaines agricoles à perte de vue.
Le trajet traverse des villes emblématiques comme Kenitra, connue pour sa base navale et son ouverture économique, ou encore Larache, petite ville côtière chargée d’histoire. Plus loin, des zones rurales dévoilent des exploitations agricoles modernes et des maisons traditionnelles marocaines aux façades blanchies à la chaux. L’architecture mêle simplicité et authenticité, rappelant l’équilibre entre modernité et patrimoine qui caractérise le pays.
Les collines verdoyantes alternent avec des champs cultivés, offrant un spectacle paisible qui contraste avec la vitesse du train. Pour les voyageurs, ce mélange entre modernité technologique et richesse paysagère rend l’expérience unique.
Après 2h10 de voyage, l’Al Boraq entre en gare de Tanger à 12h43 précises. L’arrivée se fait dans le calme et l’efficacité. Les passagers se dispersent rapidement vers les taxis, les bus ou simplement à pied, car la gare est idéalement située au cœur de la ville.

La gare de Tanger, tout comme celle de Casablanca, est un véritable bijou architectural : moderne, spacieuse et parfaitement adaptée pour accueillir de grands flux de voyageurs. À proximité immédiate, plusieurs hôtels haut de gamme permettent aux visiteurs d’être logés à quelques minutes seulement de leur arrivée, un confort qui sera très apprécié par les supporters de la CAN.
À la sortie, les avis sont unanimes. « Le voyage est paisible, rapide et agréable. On gagne un temps précieux », confie un passager habitué de la ligne. Un autre ajoute : « Avec un tel service, se déplacer pour suivre les matchs de la CAN entre Casablanca et Tanger sera un vrai plaisir. Pas de fatigue, pas de stress, juste le football et l’ambiance. »
Ces témoignages traduisent un sentiment partagé : ce train à grande vitesse sera l’un des piliers de la mobilité pendant la compétition.
Depuis sa mise en service en 2018, l’Al Boraq est devenu un symbole de modernité pour le Maroc. La ligne Casablanca–Tanger transporte en moyenne 6 millions de voyageurs par an, soit environ 16 500 passagers par jour. Les autorités ferroviaires prévoient d’augmenter la fréquence des trains pendant la CAN 2025, afin de répondre à l’afflux attendu de dizaines de milliers de supporters africains et internationaux.
Au-delà de Casablanca et Tanger, l’Al Boraq dessert également d’autres villes importantes du royaume, comme Rabat et Kenitra, renforçant encore son rôle de colonne vertébrale du réseau de transport marocain.
En reliant deux pôles majeurs de la compétition en seulement 2 heures et 10 minutes, l’Al Boraq constitue une solution idéale pour les supporters désireux d’assister à plusieurs matchs dans des villes différentes. Là où un trajet routier aurait nécessité plus de 5 heures, le TGV marocain réduit considérablement la fatigue et offre une expérience fluide et moderne.
En plus de sa rapidité et de son confort, ce service ferroviaire est un exemple concret d’infrastructure mise au service du football africain. Pour le Maroc, il s’agit d’un argument de poids qui témoigne de sa capacité à organiser une compétition continentale d’envergure, avec des moyens logistiques comparables aux grandes nations.
Avec Al Boraq, le Maroc met à la disposition des voyageurs un outil de mobilité efficace, moderne et fiable. En offrant une liaison rapide entre Casablanca et Tanger, ce train à grande vitesse s’impose comme un atout logistique majeur pour la CAN 2025.
Plus qu’un simple transport, il représente une expérience unique, où la technologie rencontre l’authenticité des paysages marocains. Pour les milliers de supporters qui viendront en décembre, voyager en Al Boraq ne sera pas seulement un déplacement : ce sera le début de l’aventure, à la hauteur des ambitions du Maroc pour cette Coupe d’Afrique des Nations historique.



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