À la veille du quart de finale explosif entre le Maroc et le Cameroun, Walid Regragui a livré un discours fort, lucide et empreint de réalisme. En conférence de presse, le sélectionneur des Lions de l’Atlas a tenu à balayer toute référence excessive au passé, préférant se concentrer sur le présent et l’exigence du moment.
Face à une nation camerounaise riche de son histoire et de son palmarès, Walid Regragui assume un changement de cycle du côté marocain. Pour lui, les confrontations d’hier ne pèsent plus sur celles d’aujourd’hui.
« Le passé c’est le passé, j’ai toujours dit qu’on est le nouveau Maroc. Ce qu’il y a eu avant, je ne calcule pas. »
Le technicien marocain rappelle toutefois que son équipe reste sur une victoire lors du dernier match officiel face aux Lions Indomptables, un détail qui nourrit la confiance sans tomber dans l’arrogance.
« On a gagné le dernier match officiel contre le Cameroun. Moi, en tant que joueur, j’ai joué deux fois et j’ai gagné. »
Mais au-delà des statistiques et des souvenirs personnels, Regragui met surtout l’accent sur la pression partagée entre les deux sélections. Pour lui, ce quart de finale est un tournant majeur, notamment pour le Cameroun, qui dispute une compétition capitale dans son cycle.
« C’est leur compétition et ils ont tout à perdre car ils vont attendre deux ans avant d’avoir une autre compétition. »
Le sélectionneur marocain reconnaît toutefois que le Maroc, pays hôte, n’est pas épargné par la pression populaire, même si une autre grande échéance se profile à l’horizon.
« Nous aussi, on a tout à perdre parce qu’on est à domicile, mais on a une grosse compétition dans six mois. »
Dans un discours rare par sa sincérité, Walid Regragui a également tenu à rendre hommage à l’adversaire, soulignant la qualité de l’encadrement et de l’effectif camerounais.
« Ils ont un très bon coach, de très bons joueurs. »
À Rabat, devant un stade Prince Moulay Abdallah acquis à leur cause, les Marocains devront donc conjuguer ambition et humilité. Face à un Cameroun expérimenté et déterminé, le duel s’annonce intense, indécis et chargé de symboles. Walid Regragui et ses hommes savent que rien ne leur sera offert.



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